Point presse 15 décembre 2015

Vous pouvez trouver ci-dessous mon point presse sur l’actualité de la dernière semaine :

Bilan des Régionales

1/ Ce second tour des régionales, c’est d’abord la victoire de la République. Le magnifique rebond de la participation a permis de battre le parti de la haine et du repli sur soi. 70% des Français ont clairement dit qu’ils ne voulaient pas d’un parti d’extrême droite à la tête des régions. Cette défaite des Le Pen c’est d’abord la gauche et ses électeurs qui l’ont provoquée. C’est leur mobilisation qui a conduit au sursaut républicain.

J’appelle les Présidents de régions élus dans ces circonstances à repenser leur mode de gouvernance et à se montrer à l’écoute de tous ceux à qui ils doivent leur victoire. J’apprécie d’avoir entendu  X.Bertrand et C.Estrosi prendre des engagements dans ce sens et je souhaite que ceux-ci soient tenus.

2/ Ce grand sursaut des Français doit changer notre manière de faire de la politique. Nous devons sortir des débats manichéens et apprendre à construire ensemble l’intérêt général. L’opposition frontale conduit trop souvent au vote frontiste.

3/ Le troisième enseignement de ces élections, c’est le plébiscite de l’unité de la gauche. Notre rassemblement a été la clef de la victoire dans 5 régions et il s’en est fallu de peu pour que nous conservions la Normandie et l’IDF.

Alors pourquoi toujours attendre le dernier moment ? Ouvrons les yeux ! Socialistes, radicaux, écologistes, communistes, ensemble nous avons la République au cœur. Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise. Dépassons-nous, sortons de nos vieux clivages, de nos vieilles structures. Si nous sommes capables de le faire pour diriger des régions, nous sommes aussi capables de le faire au Parlement et au Gouvernement. Arrêtons avec les sempiternels débats sur la « ligne politique », trop à gauche pour certains, pas assez pour d’autres. Le défi qui doit nous animer collectivement, c’est de transformer le vote de rejet du FN qui s’est exprimé dimanche en un vote d’adhésion à un projet commun.

4/ Ce projet il existe, nous y travaillons depuis 3 ans :

- C’est celui de la cohésion nationale. C’est une République qui assume fermement ses valeurs :  la sécurité, laïcité, égalité femme/homme,liberté d’expression… qui se bat pour les transmettre à travers le service civique et la refondation de l’école; et qui se montre intransigeante à chaque fois qu’elles sont attaquées.

- Ce projet, c’est celui de la cohésion sociale. Beaucoup a été fait : baisse des impôts pour les plus modestes, plan pauvreté, réforme de la sécurité sociale, loi vieillissement… mais nous devons aller plus loin pour améliorer la situation de nos compatriotes et recréer de la mobilité sociale. C’est le sens du plan massif contre le chômage annoncé hier par le Premier ministre et que nous attendons.

- Ce projet, c’est enfin celui de la cohésion européenne. Trop de lacunes, trop d’impuissances l’ont fragilisée. L’Europe doit être sortir de son obsession budgétaire. La menace extérieure comme la menace intérieure doivent faire naître une nouvelle entente qui soit fondée sur un pacte politique et un pacte social. L’Europe ne peut plus être cette construction technocratique, elle doit devenir un destin commun.

Nous avons lancé la France sur le chemin de la réforme, mais celle-ci n’est pas univoque. Toutes les forces de progrès peuvent nous rejoindre pour la façonner, la faire évoluer. C’est cela qu’attendent les Français de la gauche et plus largement de leurs responsables politiques.

5/ Le groupe a reconduit, par acclamation, Claude Bartolone dans ses fonctions de Président de l’Assemblée nationale. Claude Bartolone a eu le courage de s’engager dans cette campagne des régionales, d’aller à la rencontre des électeurs alors qu’il aurait pu rester confortablement dans les salons de l’Hotel de Lassay. On ne sanctionne pas le courage. Sa légitimité de Président de l’Assemblée n’était pas en question dans ces élections et elle ne peut prêter à aucune polémique.

Ceux qui veulent s’adonner à ce genre de controverses n’ont rien compris au message des Français. Nous ne nous livrerons pas à des règlements de comptes comme est en train de le faire la droite. La politique qui se parle à elle-même, les Français en ont assez. C’est exactement le contraire qu’ils attendent de nous.

COP 21

1/ La conférence de Paris a été une grande réussite. Tous les objectifs que nous nous étions fixés ont été atteints.

-       Nous voulions un accord contraignant, c’est chose faite

-       Nous voulions une clause de révision quinquennale, c’est chose faite.

-       Nous voulions, un fonds de soutien de 100 Mds $ pour la transition écologique dans les pays du sud, c’est chose faite.

-       Nous voulions que le monde se donne pour objectif de limiter le réchauffement climatique à 2°C, l’accord va au-delà de cet objectif…

2/ On  ne soulignera jamais assez le caractère historique de ce qui s’est joué à Paris. C’est le premier accord universel jamais signé et c’est une prouesse diplomatique que de l’avoir permis.

C’est au Président de la République et au ministre des Affaires étrangères, à leur talent diplomatique et au professionnalisme de nos diplomates, que le monde doit cette victoire. Dans la préparation et la conduite des négociations, la France a été décisive. Elle a multiplié les visites d’Etat pour faire bouger les lignes lorsque des blocages menaçaient de tout faire échouer ; elle a trouvé les bases du compromis sans céder sur l’essentiel.

Ce qui a été posé à Paris, c’est la première pierre d’une transformation durable des modes de consommation et de production. C’est le symbole et le levier de la politique réformatrice que nous menons.

3/ Croyez-vous que ce succès aurait été imaginable avec un autre dirigeant à la tête du pays ?

Croyez-vous que Nicolas Sarkozy, pour qui l’environnement « ça commence à bien faire » aurait obtenu les mêmes résultats ?

Croyez-vous que Marine Le Pen aurait réussi à réunir 150 chefs d’état alors qu’elle ne parle jamais d’écologie et qu’elle veut fermer la France sur elle-même ?

François Hollande a grandi la France.  Grâce à lui, notre pays est redevenu une puissance qui compte. La conférence de Paris, c’est le symbole de cette crédibilité retrouvée.

Bilan session

1/ Cette session parlementaire a été une nouvelle fois bouleversée par des évènements tragiques. Je pense, bien évidemment, aux attentats de Paris qui ont ébranlé une nouvelle fois la nation. Notre majorité a été au rendez-vous de la sécurité en votant la prolongation de l’état d’urgence décidée par le Président de la République. Assurer la sécurité des Français lorsqu’ils sont en danger, c’est la première des urgences.

2/ Mais il y a une autre urgence, c’est celle du redressement économique. Les résultats des élections régionales le montrent bien, nous ne pouvons pas nous arrêter en chemin. Les Français attendent de nous des résultats rapidement.

Nous avons œuvré pour le redressement économique  lors de cette session : en votant des baisses d’impôts pour 12 millions de Français afin d’encourager la consommation sans laquelle il ne peut y avoir de reprise. Avec la montée en puissance du pacte de responsabilité et les nouveaux allègements de charges qui ont été actés dans le PLF 2016. Ces mesures viennent s’ajouter à l’ensemble des textes votés depuis le début du quinquennat : le Crédit d’Impôts Compétitivité Emploi, l’assouplissement du marché du travail (l’ANI) ainsi que toutes les mesures de simplification prises en faveur des entreprises… Nous créons les conditions favorables au retour de l’emploi dans notre pays.

Mais cette session a également été celle de la poursuite des réformes sociales et des droits nouveaux. Nous réformons les protections qui ne fonctionnent plus pour en construire de nouvelles qui soient plus justes et plus efficaces. C’est le sens des dispositions de la loi santé qui vont mettre en place de manière graduelle le tiers payant généralisé, c’est aussi le sens de la loi sur le vieillissement qui met en place une réelle politique de prise en charge de la dépendance.


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