Question n° 27566 publiée au journal officiel du 28 mai 2013

Question n° 27566 publiée au journal officiel du 28 mai 2013 page 5405
Ministère interrogé : Économie et finances
Thèmes : impôt sur les sociétés,  crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, champ d’applicationM. Hugues Fourage attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le mécanisme du CICE et de son champ d’application aux coopératives agricoles. En effet, entré en vigueur depuis le 1er janvier 2013, le CICE bénéficie à l’ensemble des entreprises employant des salariés, imposées au titre de l’impôt sur les sociétés (IS) ou de l’impôt sur le revenu (IR) d’après leur bénéfice réel, quel que soit le mode d’exploitation. En bénéficient également les entreprises dont le bénéfice est exonéré transitoirement, en vertu de certains dispositifs d’aménagement du territoire (zones franches urbaines, zones de revitalisation rurale…) ou d’encouragement à la création et à l’innovation (entreprises nouvelles, jeunes entreprises innovantes). En bénéficient enfin les organismes relevant de l’article 207 du code général des impôts, partiellement soumis à l’IS, comme les coopératives ou les organismes HLM. Ils en bénéficient au titre de leurs salariés affectés à l’activité soumise à l’IS. Néanmoins, le Gouvernement a donné un accord de principe pour les rémunérations versées aux salariés affectées aux activités exonérées d’IS des coopératives si la Commission européenne l’y autorise. Ces activités d’amont, traitées avec les sociétaires agriculteurs sont l’essentiel de leur profession. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir prendre en compte le souhait des coopératives agricoles de voir modifier le champ d’application du CICE les concernant et de préciser l’état d’avancement de ce dossier auprès de la Commission européenne.

En attente de réponse du ministère (question renouvelée le 10 septembre 2013 et le 18 février 2014)

Réponse émise le 20 janvier 2015

La profession d’assistant maternel a pour objet l’accueil par l’assistant maternel à son domicile d’un enfant confié par ses parents pour participer à sa prise en charge et son épanouissement. La prise en charge de l’enfant s’entend notamment de la fourniture des repas qui constitue une dépense incombant normalement à l’assistant maternel. Le régime spécial d’imposition des assistants maternels prévu à l’article 80 sexies du code général des impôts (CGI) tient compte des modalités spécifiques selon lesquelles s’exerce leur activité. Conformément à cet article, ils déduisent, avant l’abattement pour frais professionnels de 10 %, une somme forfaitaire représentative des frais d’entretien et d’hébergement des enfants (qui couvre notamment les frais éventuellement engagés pour la fourniture de repas de l’assistant maternel). De manière dérogatoire, les assistants maternels ont ainsi droit à une double déduction au titre des frais professionnels. La prise en compte dans la rémunération imposable de la prestation en nature constituée par la fourniture du repas de l’enfant n’est ainsi que le corollaire de cette déduction exceptionnelle d’une somme représentative de frais liés à l’entretien et l’hébergement des enfants. Cette prise en compte dans la rémunération imposable de la prestation en nature constituée par la fourniture du repas de l’enfant s’explique également par l’impossibilité de traiter différemment les assistants maternels, selon qu’ils fournissent ou non les repas des enfants qu’ils hébergent. En effet, l’indemnité de repas versée par l’employeur, lorsqu’il ne fournit pas lui-même le repas, est également intégrée dans la rémunération imposable. En pratique, soit l’assistant maternel fournit le repas et perçoit en contrepartie une indemnité de repas imposable, soit le parent-employeur fournit le repas de l’enfant en lieu et place de l’assistant maternel et cette fourniture de repas constitue une prestation en nature imposable au même titre que l’indemnité de repas. Au total, toute remise en cause du principe de cette réintégration dans le revenu imposable des repas fournis par l’employeur ne pourrait se faire sans une révision globale de l’équilibre qui régit actuellement le régime fiscal spécifique des assistants maternels. Il est toutefois rappelé que le montant de la prestation en nature correspondant à la fourniture du repas par l’employeur peut être fixé librement par les parties dans le contrat de travail ou par un avenant à celui-ci. Il s’agit d’un montant journalier par enfant, quel que soit le nombre de repas fourni par le parent-employeur dans une même journée. A titre de simplification, les parties peuvent décider d’évaluer la prestation en nature selon les mêmes règles que celles applicables pour la détermination de l’avantage en nature nourriture de la généralité des salariés, soit un montant de 4,55 € pour l’imposition des revenus de l’année 2013. Enfin, eu égard à la nature particulière de l’allaitement maternel, il est admis que la fourniture de ce lait maternel ne constitue pas une prestation en nature imposable.


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