Projet de loi relatif à la refondation de l’Ecole de la République

Après cinq jours et 54 heures de débat, l’Assemblée nationale a voté, aujourd’hui, en première lecture le texte portant sur la refondation de l’école avec 320 voix pour, 227 contre.

La force de ce projet de loi est d’apporter des réponses pragmatiques et mesurées aux difficultés structurelles de l’école de la République. Elle signe un retour aux fondamentaux, synonyme de redressement pour une école en perte de vitesse.

Cette loi s’attelle à répondre de manière concrète à chacune des difficultés que rencontre notre système éducatif. Lui rendre ses moyens, s’attaquer aux racines de l’échec scolaire en concentrant les efforts sur le primaire, réorganiser les savoirs. C’est un véritable retour aux sources : éduquer, former la jeunesse, la doter du bagage indispensable à la maîtrise de son avenir.

Un retour aux fondamentaux de l’Ecole Républicaine

Des moyens financiers et humains

Comme tous les grands pays qui réussissent en consacrant des investissements importants à leurs systèmes éducatifs, la loi programme un effort de remise à niveau des moyens sur le quinquennat.

Le budget de l’Education nationale sera exempté des efforts d’économies demandés aux autres administrations avec un budget en progression continu.

54 000 nouveaux postes sont crées auxquels s’ajoutent 6000 emplois d’avenir professeur destinés à susciter la vocation chez les étudiants les moins favorisés.

Leur formation est rétablie la création des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE).

Priorité à l’école primaire

Forte d’une logique préventive, cette réforme s’attaque aux racines de l’échec scolaire en concentrant les efforts nécessaires sur l’école maternelle et élémentaire.

Le rôle de la maternelle est redéfini pour s’attaquer dès le plus jeune âge aux difficultés scolaires ; les enfants pourront être scolarisés à partir de 2 ans afin de pouvoir détecter et traiter le plus précoce- ment les difficultés qu’ils peuvent rencontrer.

7000 postes supplémentaires sont affectés au service du dispositif « plus de maîtres que de classes ». Ces enseignants « surnuméraires » seront affectés au soutien des élèves en difficulté et permettront de développer le travail en petits groupes pour des pratiques pédagogiques plus efficientes.

Les dispositifs de soutien scolaire sont pourvus de moyens importants pour être généralisés à toutes les écoles et décharger les familles d’une dépense coûteuse et inégalitaire.

L’apprentissage d’une langue étrangère commencera dès le cours préparatoire afin que tous les élèves puissent disposer d’un bagage désormais indispensable pour l’entrée dans la vie active.

La réorganisation des savoirs

Le service public de l’enseignement numérique

Sa mission est de permettre à tous les élèves de s’approprier et de maîtriser cette technologie qui bouscule l’apprentissage traditionnel des savoirs.

En appui des professeurs, il encourage, entre autres, l’apprentissage du travail en autonomie ou la scolarisation des élèves handicapés.

 L’égalité des filières

Les filières professionnelles ne seront plus des orientations « à défaut » mais de véritables projets éducatifs valorisés par le principe de « l’orientation choisie ».

On réaffirme aussi le principe du collège unique pour donner à chaque collégien le même socle de connaissances, de compétences et de culture le plus longtemps possible où qu’il soit scolarisé.

L’autonomie des établissements

La refonte des programmes s’accompagne d’un droit à l’expérimentation et à l’innovation. Les établissements qui le souhaitent sont encouragés à expérimenter des méthodes d’enseignement différenciés afin de s’adapter à la réalité de leurs élèves.

L’enseignement moral et civique

L’école républicaine doit relever le défi du communautarisme et de l’incivisme en renforçant sa mission de formation à la citoyenneté et à la responsabilité. La morale laïque fait son retour dans les programmes et sera enseignée du primaire au lycée. Son ambition est de transmettre à chaque jeune les fondamentaux qui structurent notre vivre ensemble dans la République.

 

A côté de cette loi, la réforme des rythmes scolaires va mettre fin aux aberrations actuelles qui imposent aux élèves un volume d’heures excessif sur des périodes trop restreintes. Entre 2013 et 2014, les écoles passeront à la semaine de 4,5 jours. C’est une mesure de bon sens pour l’intérêt de l’enfant

La loi entérine la dotation de l’Etat pour aider les communes à supporter la charge financière de la création d’activités périscolaires qui accompagnent la réforme des rythmes. 

Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici..


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