Traité TAFTA : non à la soumission de l’ultra-libéralisme

Alors que l’Allemagne et les Etats-Unis cherchent à faire accélérer les négociations pour conclure le traité TAFTA avant la fin de la Présidence Obama, il est du devoir de la France et de ses parlementaires de s’insurger contre ce procédé.

 Soyons d’abord lucide. Un traité visant au développement des échanges commerciaux entre L’Europe et les Etats-Unis pourrait représenter une opportunité… à condition de procéder à un accord où le nivellement se fait par le haut et non par le bas. Nos standards de qualité ne doivent pas s’effondrer sous le joug de l’ultra-libéralisme que certains souhaiteraient imposer soit par conviction, soit par précipitation pour éviter un débat obligatoire.

La France doit à l’heure actuelle s’opposer à ce risque et exiger plus de transparence, plus de garanties. Le modèle français et sa qualité ne doit pas être sacrifiés au profit d’une mondialisation dérèglementée, axée sur le profit et la consommation avant de s’intéresser à l’humain et l’environnement.

L’Europe est aujourd’hui le premier ensemble commercial du monde, c’est 34 % des échanges commerciaux dans le monde. La France est, avec l’Allemagne, un de ces poumons. Nous avons les moyens de peser dans cette négociation ! N’ayons pas honte de défendre nos intérêts humains, notre modèle économique et notre agriculture de qualité. Pour reprendre un exemple régulièrement cité : non les français n’ont pas vocation à manger des poulets lavés au chlore !

L’Europe a connu trop de retrait de la puissance publique dans de nombreux domaines. Il est de notre devoir aujourd’hui de dire « non ! » pour ne pas nous enchainer sur un chemin d’allégeance forcée au capital que nous ne souhaitons collectivement pas prendre.

A titre personnel, je fais confiance au Gouvernement et salue le travail de qualité mené par Matthias FEKL depuis son entrée en fonction. Ses remarques et son investissement sur ce dossier sont remarquables. Sa position est ferme, dynamique : « Les États-Unis sont le premier client de la France hors Union européenne et son deuxième fournisseur hors Union européenne derrière la Chine. On le sait moins, mais la France est aussi la première destination des investissements directs américains ! Parce que nous partons de cette situation, ces négociations doivent déboucher sur un haut niveau d’exigence en termes de protection des droits sociaux et environnementaux et sur des avancées concrètes pour notre économique et l’emploi. Si ce n’est pas le cas, je l’ai déjà précisé et le Président de la République l’a rappelé : la France en tirera toutes les conséquences. »

Vous pouvez compter sur mon engagement et ma détermination pour défendre nos valeurs ainsi que les intérêts économique et sociaux de la France.


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